Menée en septembre 2026, cette troisième vague de l’enquête nationale sur la santé financière des associations repose sur 3 575 questionnaires exploitables. Elle a été réalisée par Le Mouvement associatif, le Réseau national des maisons des associations (RNMA), l’Observatoire régional de la vie associative (ORVA) des Hauts-de-France, Hexopée et Elisfa, avec le soutien du Crédit Coopératif.


De 2025 à 2026, 56 % des associations employeuses déclarent une baisse de leurs financements publics, contre 45 % sur la période précédente. 16 % d’entre elles signalent une diminution supérieure à 20 %


Parmi les associations employeuses : 63 % ont dû annuler ou réduire certaines activités ; 20 % ont augmenté les cotisations ou la participation des usagers, alors même que les besoins sociaux augmentent ; 45 % n’excluent pas de devoir réduire leur masse salariale, tandis que 10 % envisagent des licenciements économiques ou un plan de sauvegarde de l’emploi.


En dépit de la gravité de la situation et des nombreuses alertes, les réponses politiques se font toujours attendre. 91 % des associations employeuses et 74 % des associations sans salarié·e estiment que les associations sont peu ou pas du tout écoutées par les responsables politiques.


Ce sentiment contraste fortement avec la place que les Français et Françaises souhaitent voir occuper par les associations dans la société. Selon l’étude Pays d’associations publiée ce mois-ci par Destin Commun : 83 % des Français·es considèrent les associations efficaces pour améliorer la vie des gens ; 74 % reconnaissent leur rôle dans la vie démocratique ; 75 % souhaitent que la société civile soit davantage associée aux décisions politiques. Demander que les associations soient pleinement reconnues et associées à la co-construction des politiques publiques n’est donc pas une revendication corporatiste, limitée à la défense des intérêts du secteur associatif. C’est une aspiration largement partagée par la population.